La face cachée du PS
Par Hadrien le mercredi, 17 octobre 2007, 21:30 - Hors Sujet - Lien permanent -
Voici comment le PS remplit ses caisses pour financer des campagnes minables :
Extrait du SATIRICON octobre 2007
Ça y est ! Le PS vient de mettre la main sur la confortable cagnotte jalousement gardée par la fédération régionale des Clubs Léo-Lagrange : 3 millions d'euros désormais sous le contrôle d'un infatigable défenseur de la classe ouvrière, Yves Blein, un ancien élu de Rhône-Alpes, battu comme plâtre aux dernières législatives. Plus que le changement qu'il impose, l'événement met en lumière les méthodes du Parti, qui n'ont rien à envier aux pratiques du capitalisme le plus appliqué. Car si le Medef dispose de « cabinets d'intelligence économique » pour noyauter les conflits sociaux, les Clubs Léo-Lagrange ont le PS.
PROCÉDURE EST LA CHUTE
Ainsi, au terme d'une lutte qui dure depuis 2003 et qui oppose la Fédération nationale aux régionaux de Midi-Pyrénées, le conflit a pris un tour très vif début septembre et le le PS s'est montré pressé d'en finir. Faute d'y être parvenu par la négociation, puis par le harcèlement, on a finalement opté pour le noyautage des éléments les plus déterminés. C'est ainsi que les 40 salariés du siège toulousain des « Clubs Léo » ont appris que Bernard Macabiau, leur président et Jean-Pierre Margaix, leur directeur, avaient accepté de se laisser débarquer en douceur au terme d'un accord qui prévoit « l'arrêt de toutes les procédures en cours ( ..) pour tous les signataires », et un confortable reclassement pour le directeur, qui se retrouve aujourd'hui à la tête du Crij (Centre régional d'information jeunesse). Pour les autres, une trentaine de contestataires, rien de prévu... sinon l'ANPE ou des règlements au cas par cas, qui s'annoncent à peu près sportifs.
BRIANÇON DU CANON
Le reclassement de Jean-Pierre Margaix au Crij est assez emblématique du rôle joué par le PS dans cette affaire : ce sont les socialistes (Conseil général et régional) qui contrôlent à peu près tout. Autant dire qu'on n'en devient pas directeur en brandissant son CV. En outre, à Toulouse, au plus fort de la grogne, une équipe conduite par François Briançon (n° 2 du PS local) et Dany Buys, une élue socialiste flanquée de hobereaux mandatés par des municipalités PS de la banlieue, avait tenté de s'imposer au conseil d'administration. En vain. « C'est un putsch du Parti socialiste. ils n'ont rien à faire de l'esprit social et altruiste des clubs Léo-Lagrange. Tout ce qui les intéresse, c'est la cagnotte », disait... Bernard Macabiau, dans un entretien qu'il nous avait accordé pour notre numéro 38, du temps où il jouait au Che avant d'être rattrapé par le réalisme.
LÉO SANS DÉBAT
La bagarre a débuté en 2003, quand le grand argentier du PS, Bruno Le Roux, décide de changer les statuts d'une association qui a le tort de trop bien fonctionner depuis 1950... et de rapporter pas mal d'argent. Depuis plus d'un demi-siècle, les Fédérations Léo-Lagrange promeuvent « le sport populaire », en mutualisant sa pratique. Arrivé à la tête de la Fédération nationale, Bruno Le Roux a une stratégie simple : dissoudre les régions dans le giron de la Fédération nationale, « et mettre en marche la pompe aspirante »; ont rechigné quelques Fédérations parmi lesquelles, celle de Midi-Pyrénées qui a toujours récusé le changement de statut imposé par « les nationaux ».
Benoît HIAUTAGE
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Commentaires
En tout cas, une chose est sure : plus jamais de ma vie je ne voterais PS !
Ha le réveil est dur
T'en fais pas, c'est que le début et j'attends avec impatience l'étalage du financement des syndicats, et de tous les emplois fictifs qui les font tourner. Tout ça pour des grêves qui revendiquent des retraites qui pour 4% des retraités coutent 9% des retraites françaises.
Les élus et les emplois pistonnés sont les seules choses qui font que le PS n'est pas encore mort, tout comme le PC d'ailleurs.
Hey n'en profite pas toi. L'UMP c'est pas mieux !
non mais la prochaine fois, je voterais à gauche...
Bonjour,
Juste un petit mot pour vous donner des nouvelles du siège Régional Léo Lagrange Midi-Pyrénées et des salariés. Depuis quelques jours la machine infernale a entamé sa voie. En effet, nous en sommes aujourd'hui à deux avertissements, 3 mises à pied à titre conservatoire, un licenciement en cours et un plan de licenciement collectif de 8 personnes qui passera au CE National le 27 novembre 2007. Les autres salariés n'ont d'autre choix que de rester et de travailler avec la Fédération Nationale qu'ils ont combattu depuis 4 ans!!!!!!
Alors à ceux qui pensent avoir sauver les emplois des salariés de la Région en signant un accord qui met fin aux procédures en cours et assure qu'aucune action en pénal ne sera entamée par la FNLL à leur encontre, je leur promet de ne pas les oublier. Encore une fois nous serons là tous ensemble en temps et en heure pour leur rappeler leur irresponsabilité.
Camajean
Bonjour,
Même si ce site n'est pas trés utilisé en ce moment, il est clair que nous sommes nombreux à être écoeurés par la situation actuelle. J'espère vraiment que les 2 mois à venir vont nous permettre de promouvoir l'éducation populaire et mettre en avant une démarche démocratique où chaque salarié sera considéré comme un individu et non pas seulement comme un meuble. Bernard ne vend-t-il pas les salariés, comme les jouets des structures, à ceux qui en voudront, sans même contacter les élus locaux? Il est vrai que pour les contacter, il faudrait justifier toutes les situations actuelles qui ne sont pas brillantes. Les élus ne sont pas dupes des agissements en cours et j'espère qu'ils feront des choix qui nous permettront demain de travailler avec sérénité.
Pour ma part, c'est avec beaucoup de détermination que je continuerais à m'investir dans notre combat sur le terrain, et avec les collègues fidèles à un idéal, mais piègés à la région. Je pense que ces collègues, fortement mis à mal dans les mois écoulés, ont encore à faire face à des pressions terribles et à un avenir bien sombre. Plus que jamais nous sommes solidaires et prêts à les aider et à les soutenir, même dans des procèdures judiciaires si nécessaires. Les arguments ne manquent pas... Vous pouvez compter sur nous...
Malgré la demande expresse du "président", je ne diffuserais pas le courrier à l'ensemble des salariés. Les infos personnelles concernants certains salariés de la région n'ont pas à être divulguées. Nos moyens de locomotion font partis de notre vie privée et notre employeur n'a pas à dire où les trouver avec marque et numéro d'immatriculation, à moins qu'il soit nécessaire de demander au "président" l'autorisation de prêter ou de garer son véhicule...! c'est lamentable. Et je ne parle même pas des mises à pied et autres licenciements, car la colère est trop grande!
Prenez soin de vous, soyez prudents, courage à tous et à bientôt.
Continuez votre lutte ! Courage !